Homélies du dimanche ….

 

Dimanche 18 avril 2021 – 3ème dimanche de Pâques (B)

Jésus prend l’initiative !

Chaque fois que Jésus ressuscité apparaît à ses disciples, c’est de sa propre initiative. Sa présence n’est pas le fruit d’une déduction intellectuelle des Apôtres ni d’une autosuggestion ; elle n’est pas la projection imaginaire de leur désir de le revoir, ni une hallucination collective de la fraternité chrétienne désemparée. Ce ne sont pas les disciples qui s’imaginent ou se persuadent que Jésus est présent pour combler le vide affectif laissé par son absence : c’est Jésus qui manifeste sa présence librement, volontairement, comme il veut et quand il veut.

Cette expérience vécue par les premiers disciples est aussi la nôtre, nous les disciples d’aujourd’hui. Il n’est pas en notre pouvoir de créer à volonté en nous-mêmes un sentiment de proximité de Jésus, sauf à nous illusionner nous-mêmes en fabriquant des émotions qui ne proviennent que des manques que nous cherchons à combler. C’est toujours Jésus qui a l’initiative et qui se manifeste comme vivant, en chacun de nous comme au milieu de nous tous.

Dans la foi partagée, nous reconnaissons et nous confessons la présence de Jésus qui, en traversant la mort, est resté le même, bien qu’il vive différemment. Quand il se montre aux Apôtres, Jésus souligne le lien qui existe entre son passé d’humilité et de souffrance et son aujourd’hui de gloire, entre le mystère de son passage pascal et les promesses répétées de Dieu dans l’ancienne alliance. En ouvrant l’esprit des disciples à l’intelligence des Écritures, il leur découvre la cohérence du dessein de Dieu, la divine sagesse de la folie du Père, et nous révèle ainsi notre propre destin de serviteurs promis à la résurrection.

Cette lumière nouvelle qui transfigure notre existence person-nelle est destinée à illuminer le destin du monde. N’oublions jamais que nous sommes des envoyés, comme l’ont été Marie de Magdala, les Apôtres et tous les témoins de la Résurrection : « C’est vous, dit Jésus, qui êtes témoins de tout cela ».

Luc Schweitzer, ss.cc.

 

Dimanche 11 avril 2021 – Dimanche de la Divine Miséricorde (B)

Passer du doute à la Foi !

L’évangile de ce dimanche nous fait passer de la peur à la Paix, du doute à la Foi ! L’apôtre Thomas représente le doute au cœur de la foi. L’évangile de ce jour raconte deux apparitions du Seigneur ressuscité. À chaque fois, les disciples se trouvent enfermés, enfermés dans la maison certes, mais surtout enfermés dans leur peur : à chaque fois, Jésus écarte cette peur en les saluant : « La paix soit avec vous ! » ; à chacune de ses visites, Jésus montre ses plaies du crucifié. Mais, lors de sa seconde visite huit jours après, il invite Thomas à aller plus loin, jusqu’à le toucher… Thomas s’effondre alors en disant « Mon Seigneur et mon Dieu ! », passant ainsi de l’obscurité du doute à la lumière de la Foi ! Au bénéfice du doute de Thomas, nous nous sentons alors tous interpelés par la réaction de Jésus Ressuscité : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » !

Ces apparitions sont celles d’un vivant qui garde les traces de la mort. La Résurrection ne supprime pas les marques de la Passion : elles étaient sur le corps de Jésus les marques de sa mort ; elles deviennent sur le Ressuscité les signes de Sa victoire sur la mort ! Puis, Jésus Ressuscité répand son souffle sur ses disciples en leur disant : « Recevez l’Esprit saint… » De ce souffle créateur naîtra un Peuple nouveau ; un peuple vivant de cette Loi d’Amour dans le Souffle du Ressuscité, qui se manifeste par le partage du Pain, l’accueil fraternel, la mise en commun des biens, où chacun apporte ce qu’il est, ce qu’il a, et reçoit de la communauté ce dont il a besoin. Cette règle sera adoptée spontanément, dès le début, dans les premières communautés chrétiennes ; elle sera reprise ensuite, tout au long des siècles, dans de nombreux ordres religieux. C’est un grand défi et un signe exigeant pour témoigner de l’accueil et de la miséricorde du Seigneur envers le frère ou la sœur tel qu’il est, jusque dans ses pauvretés. Aujourd’hui encore, cela reste un signe éclatant de la présence active du Ressuscité au milieu de Son Peuple.

Père Alphonse Fraboulet

 

 Dimanche 28 mars 2021 – Dimanche des Rameaux (B)

« Un triomphe ambigu, un échec apparent,

la victoire définitive de l’amour »

L’Entrée triomphale à Jérusalem c’est la journée par excellence du « malentendu ».

Pour les apôtres, c’est enfin l’accomplissement de ce qu’ils espéraient. Jésus prend possession de la ville royale, de la ville sainte. Il va inaugurer le Royaume, leur royaume.

Pour Jésus, c’est tout autre chose. À quelques disciples il a donné des « indices » pour comprendre ce qui se passe à ce moment-là : la Transfiguration en est un.

Au- delà du succès apparent, Jésus voit l’avenir, son rejet par les chefs religieux du Temple, sa condamnation. Oui, il vient bien inaugurer le Royaume ; mais celui de Dieu, non celui des hommes ; il est bien le Messie mais pas celui attendu.

Ce Royaume ce sera celui qu’un soldat romain, bouleversé, découvrira au pied de la Croix.

Devant un homme mort, abandonné de tous, il reconnaîtra soudain l’affir­mation triomphante de l’amour. Il confessera en Jésus qu’il est bien le Fils de Dieu « Vraiment celui-ci était le Fils de Dieu »

Traditionnellement nous avions le dimanche des Rameaux et le dimanche de la Passion. La réforme liturgique des années 60 a uni ces deux dimanches en un seul tout en gardant les deux évangiles : celui de l’entrée de Jésus à Jérusalem et celui du récit de la Passion. En quelques heures nous passons du triomphe à l’accusation, de la liesse à la mort de Jésus sur la croix. On peut toujours manipuler les foules, mais pas le cœur de Dieu. De grâce ne nous arrêtons pas en chemin comme ont failli le faire les disciples d’Emmaüs.

Osons croire que Jésus de Nazareth est bien ressuscité au matin de Pâques. Le temps est venu en cette Semaine Sainte de méditer et de venir célébrer cette « victoire définitive de l’amour ».

Père Christian Malrieu

 

Dimanche 21 mars 2021 – 5ème dimanche de carême (B)

Mourir pour porter du fruit

Hiver solidaire s’achève aujourd’hui à Saint-Gabriel. Depuis 7 ans chaque hiver des bénévoles se mobilisent pour recevoir trois personnes sans-abri pendant près de quatre mois dans les locaux paroissiaux. Cette année plus de 110 bénévoles ont répondu à l’appel pour accueillir fidèlement chaque soir Andrzej, Sidy et Mohamed, préparer le repas, le partager avec eux, passer la nuit et assurer le ménage le lendemain matin. Parmi eux 65 n’étaient jamais venus à Hiver solidaire auparavant. Un élan formidable et inespéré en ce temps de pandémie où tout est plus compliqué.

Les bénévoles qui sont venus à Hiver solidaire, même s’ils sont souvent arrivés là par le truchement d’un ami, n’ont pas demandé à voir Jésus, comme les Grecs de l’évangile de ce jour. Mais les croyants que nous sommes savent que, dans ces trois personnes sans-abri qui jusque-là dormaient dans nos rues, parfois depuis plusieurs années, ils ont rencontré le Christ qui leur dira : « J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli ».

Nous croyons aussi que ces bénévoles qui sont sortis de chez eux pour s’approcher de personnes inconnues, donnant de leur temps et de leur attention, se donnant du mal pour les nourrir ou pour nettoyer les locaux, ont agi en disciples du Christ. Ils se sont engagés dans le chemin que Jésus lui-même a suivi et qu’il nous demande de prendre : se déposséder de soi-même pour faire place à l’autre, pour lui permettre d’exister. Aller jusqu’à donner sa vie et mourir à soi-même pour faire grandir la vie.

Si nous sommes disciples du Christ nous ne pouvons pas nous contenter de regarder Jésus à distance ou d’écouter distraitement ses paroles. Nous devons le suivre et le servir, comme il nous le demande. Jusqu’à accepter de donner notre vie. C’est le chemin qui conduit à la Résurrection : « Qui aime sa vie la perd, qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle ».

Pascal Blavot

 

Dimanche 14 mars 2021 – 4ème dimanche de carême (B)

Contempler la Croix

Nicodème, l’interlocuteur de Jésus, est un ‘chef des juifs’ (cf. Jean 3,1) il est dans la mouvance du grand prêtre (cf. Jean 7,50) et sans doute aussi un membre du Sanhédrin. Il vient rencontrer Jésus de nuit pour ne pas être vu comme un de ses disciples bien qu’il reconnaisse en lui un ‘Rabbi’ et un ‘maître venu de Dieu’ (cf. Jean 3,2) Il connaît l’épisode du ‘serpent de bronze’ rapporté dans le livre des Nombres, il peut déchiffrer la comparaison que Jésus fait entre ce ‘serpent de bronze’ et le ‘Fils de l’Homme’ expression tirée du livre de Daniel (Daniel 7,10ss) Cette locution désigne un être qui appartient déjà au Royaume de Dieu, Nicodème peut donc la comprendre comme une allégorie désignant les cieux : comme les hébreux levaient les yeux vers le serpent, pour être pardonné, le pécheur lève les yeux vers le ciel, domaine de Dieu miséricordieux.

Dans le temps de Carême où nous sommes, cette comparaison prend un autre sens. Le serpent, en tant que symbole de la tentation et du péché depuis le jardin d’Eden, nous fait ressentir la morsure du péché qui pourrait entraîner la mort spirituelle : la coupure de la relation avec le Père. En levant les yeux avec foi vers le Fils sur la croix, nous pouvons vaincre le péché et recevoir le pardon du Père par la grâce de Celui qui offre perpétuellement sa vie pour chaque homme en disant : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Luc 23,34)

Le serpent de bronze du désert ne guérissait que de l’attaque des ‘serpents à la morsure brûlante’ châtiment que Dieu avait envoyé en raison des récriminations du peuple. Les crucifix regardés avec foi nous invitent à revenir vers le Père et à accepter son pardon pour tous les péchés que nous avons pu commettre. Ce ne sont pas les objets eux-mêmes qui sont importants mais la perception du mystère qu’ils représentent : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jean 15,13)

À la suite de la lecture de ce dimanche, je peux me poser la question de savoir où se trouve le crucifix dans ma maison, il est souvent devenu comme un simple élément de décoration que je ne vois plus tellement je suis habitué qu’il soit là. Retrouvons le sens de ce signe extérieur de la foi chrétienne, que je ne passe plus devant sans lui accorder le moindre regard !

Luc Schweitzer, ss.cc.

Dimanche 7 mars 2021 – 3ème dimanche de carême (B)

Pourquoi cette colère de Jésus ?

Jésus s’emporte contre les marchands avec leurs animaux et leur argent. Il y a d’abord cet aspect financier rebutant. En effet à l’époque, la loi obligeait les Juifs à venir chaque année offrir un sacrifice au temple. Les plus pauvres, comme ce fut le cas pour les parents de Jésus, offraient un couple de colombes, mais ceux qui en avaient plus largement les moyens se devaient au moins d’offrir une brebis ou un bœuf. Evidemment ceux qui venaient de loin ne voyageaient pas avec leur offrande, ils savaient qu’ils pouvaient s’en procurer à Jérusalem. C’est ainsi que s’est développé dans le temple un gigantesque commerce, une foire aux bestiaux. Certains, profitant de Dieu, se faisaient de belles petites fortunes. Dieu apparaissait donc comme le collaborateur des riches au détriment des pauvres qui étaient exploités.

Ce Dieu ne colle évidemment pas du tout avec le Dieu que Jésus veut révéler. Au contraire, Jésus veut abolir l’image d’un Dieu favorable à un commerce injuste, abolir cette relation à Dieu fondée sur le marchandage, le donnant-donnant. Tous ces sacrifices voulaient acheter Dieu, le mettre en position de dette vis-à-vis de l’homme et l’obliger à rendre en retour.

Jésus essaye donc de sortir son peuple de cette relation de négoce. Dieu n’est pas un partenaire commercial, mais un Dieu d’alliance, un Dieu d’amour. Dieu ne veut plus cette relation donnant-donnant, mais une relation de gratuité, de vie, de liberté.

En plus de cette relation basée sur l’argent, la colère de Jésus avait une autre motivation : Ne pouvait rentrer dans le lieu saint que les Juifs se disant « en état de pureté ». Et donc en étaient exclus les « impurs », c’est à dire les personnes malades, infirmes, ruinées, exerçant un métier impur comme les collecteurs d’impôts, les tanneurs, les prostituées, les bergers… Ceux qui ont une place dans le cœur de Dieu ! Pour Jésus naturellement une telle exclusion était inadmissible.

Jésus dira à la Samaritaine : « Ce n’est ni au temple ni sur cette montagne que l’on peut vénérer Dieu mais en esprit et vérité. » Le temple de Dieu aujourd’hui c’est le monde, surtout le monde en détresse, un monde pour lequel nous devons lutter pour une plus juste répartition des biens de consom-mation, une meilleure répartition des ressources, et de tout ce qui permet aux personnes de grandir en dignité et d’accéder au bonheur.

Père Christian Flottes

Dimanche 28 février 2021 – 2ème dimanche de carême (B)

PUISER FORCE ET LUMIÈRE

Nous commençons le deuxième dimanche de carême avec un merveilleux texte de la Transfiguration. Jésus prend avec lui quelques disciples et se rend au mont Thabor où il leur révèle la splendeur de sa gloire divine. Il a choisi une poignée de disciples, trois au total (Pierre, Jacques et Jean) qui sont les plus proches, ses amis de cœur, ceux qui lui font le plus confiance. C’est l’épiphanie de l’amitié, de la communion, de l’échange fraternel qui le guide. L’amour, en effet, constitue la meilleure part de la bonne nouvelle.

Jésus se révèle sur une haute montagne en compagnie amicale. Le lieu a brusquement changé. Nous ne sommes plus au désert comme dimanche dernier où le maître était seul, combattant pied à pied l’Adversaire. Il sort de la solitude en s’ouvrant à l’amitié des fils de Dieu. A la découverte de la splendeur, de la manifestation de la divinité, de l’avant-goût de la gloire future, l’apôtre Pierre (l’homme d’action), au nom des autres, dit : “Maître, il est bon que nous demeurions ici”. Pierre veut rester sur la montagne. Il propose sur le champ de construire trois tentes, une pour Jésus, une pour Moïse et une pour Elie. Pierre est émerveillé par cette beauté extraordinaire et ne veut plus descendre de la montagne. Il ne veut plus rompre avec cette vision, cette splendeur. Mais cela n’est pas possible. L’évangéliste souligne que Pierre était si épouvanté qu’il “ne savait plus quoi dire”. Il note aussi que l’apôtre avait peur. En réalité ce n’était pas la peur au sens propre du mot mais la peur qui s’empare de toute créature en face des manifestations divines. Il était important que les Apôtres soient témoins de cet événement avant de suivre Jésus jusqu’à sa Passion.

Le Seigneur nous donne des moyens pour affronter les épreuves de la vie même si nous n’arrivons souvent pas à les surmonter comme il faut. Il est là à nos côtés, nous invite à monter au mont Thabor, à la montagne de la prière. Au milieu des occupations quotidiennes, familiales et professionnelles, le chrétien ne doit pas oublier d’escalader la montagne du Seigneur pour puiser la force et la lumière divine. Sans cette ascension du Mont-Thabor, la vie devient difficile à vivre et on ne parvient pas à porter quotidiennement sa croix derrière le divin Maître. Or il nous dit : “Celui qui veut être mon disciple, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive”. Prendre sa croix à la suite du Christ est aussi monter avec lui sur la montagne pour prier. La prière est importante dans la vie du chrétien.

Luc Schweitzer, ss.cc.

 

Dimanche 21 février 2021 – 1er dimanche de carême (B)

  « ANTIVIRUS ET MISE AUX NORMES »

     Voici venu le temps de la « quarantaine » spirituelle des chrétiens et du retour aux sources de leur foi. Tous les trois ans les lectures des dimanches sont changées. Celles d’aujourd’hui nous rejoignent fortement dans notre actualité. Elles parlent de déluge et d’inondations, de violence, d’isolement dans le désert.

Elles parlent surtout d’alliance. Un mot-clé dans toute la Bible, et notamment en ce carême. L’alliance est une expérience humaine commune et vitale. Habitant la même terre, sous le même soleil, nous sommes tous des êtres de relation, et d’alliance. Dépendants et solidaires les uns des autres, nous vivons d’échanges et de partages parce que « tout est lié ». Plus que jamais, en ce temps de crise nous prenons conscience de la nécessité de nous interroger sur la qualité de nos alliances humaines, et la qualité de nos liens sociaux, souvent menacées par la recherche de profit, l’importance donnée aux prouesses techniques et numériques, les replis individualistes ou communautaristes, sans oublier la situation écologique. Peut-être que depuis bientôt une année nous faisons l’expérience d’une forme de désert avec la Covid 19. Le moment de vérité est bien là !

Marc évoque le baptême de Jésus, immédiatement suivi pour lui d’un temps d’épreuve et de tentation au désert par Satan. Marc va toujours à l’essentiel. Il ne s’attarde pas à détailler l’objet des tentations de Jésus. Mais il nous dit que Jésus a vécu parmi les bêtes sauvages, signifiant les démons et qu’il en repart vainqueur. Sa mission : « proclamer l’Evangile de Dieu ». Son seul objectif est de proposer le Salut à tous sans altérer la liberté de chacun. C’est sans doute cela le vrai bonheur !

Ce temps de Carême est donc ce moment favorable pour faire le ménage dans notre cœur, comme le fait un bon antivirus dans un ordinateur… Il nous protège comme le fait le vaccin contre la Covid 19.

Notre cœur a besoin de se laisser convertir sans cesse pour avoir un regard nouveau, habiter une terre nouvelle, construire la fraternité si importante de nos jours. C’est avec un cœur nouveau que nous pouvons ne pas nous décourager en ce temps d’incertitude. Nous devons essayer d’avoir l’esprit du peuple d’Israël lors de son séjour au désert, ou encore en exil à Babylone et qui n’oubliait ni Jérusalem, ni le Temple, ni les psaumes de louanges… ni cette Terre Promise à toute l’humanité.

Comme nous y invite souvent le Pape François, prenons soin de notre vie intérieure. C’est de la qualité de l’air que nous respirons que découle, en grande partie, la santé de nos poumons. C’est la même chose avec la qualité de notre vie intérieure.

Nous avons quarante jours pour nous « mettre aux normes » de l’Evangile !

Père Christian Malrieu, Curé